Windows 7 a été plus ou moins annoncé pour
début 2010 par Microsoft, soit trois ans après Vista. Les informations
ont, pendant quelques mois, tourbillonné, jusqu’à ce que Steve Ballmer,
PDG de la société, parle de fin 2009. On a alors supposé que Microsoft
voulait profiter des fêtes de fin d’année. Il n’en est manifestement
rien, car une lettre de l’éditeur à ses partenaires fixe l’objectif de
manière claire : janvier 2010.
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C’est la première fois que
Microsoft parle d’un mois précis. Bien sûr, à ce stade du
développement, il est impossible de savoir comment les choses se
passeront réellement, mais l’information a au moins le mérite
d’être claire. Rappelons tout de même que c’est Steven Sinofsky
qui dirige maintenant l’ingénierie logicielle sur les systèmes
Windows et que, sous son « commandement », les suites Office
sont pratiquement toutes sorties en temps et en heure. Au-delà
de Windows 7, les enchères restent ouvertes. Mais certaines
informations émanent tout de même de Microsoft. Ceux qui suivent
l’actualité de l’éditeur connaissent déjà le projet Singularity,
qui définit un système d’exploitation faisant table rase du
passé, et écrit en code managé. Comme la société l’a déjà dit,
ce projet, bien que passé récemment en version 1.00, ne
débouchera en lui-même sur aucun produit commercial.
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Mais il semblerait qu’il serve de terrain
d’essai et de recherche pour un autre projet, qui lui est en incubation
: Midori.
Il s’agirait du même type de développement que celui de Singularity : un
système d’exploitation entièrement neuf et écrit en code managé. Il est
intéressant de constater que l’éditeur travaille donc sur deux fronts
actuellement. D’un côté, l’environnement Windows classique, dont le cœur
subit actuellement un élagage massif pour en soutirer le plus petit
dénominateur commun possible : MinWin. De l’autre, un projet qui avance
vers un front nouveau, et offrant donc des perspectives radicales en
termes de développement logiciel.
Le projet
Singularity
Ainsi, Bernard Ourghanlian, directeur technique et sécurité de
Microsoft France a animé une conférence sur le projet
Singularity. Derrière ce nom mystérieux se cache en fait un
projet ambitieux dont le but est de construire un système
d’exploitation plus sûr. Pour ce faire, il est en majorité
développé en C# (ou son dérivé Sing#). Contrairement aux
systèmes d’exploitation “classiques” qui possèdent plusieurs
espaces mémoire, le micro-noyau d'un système d'exploitation
réduit à ses fonctions essentielles. L'architecture d'un système
d'exploitation à noyau distingue deux espaces de Singularity n’en propose qu’un seul. Et c’est dans cet unique
espace mémoire que sont exécutés les SIP (Software-Isolated
Processes), des processus indépendants et isolés les uns des
autres. |
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La sécurité étant un des principaux
objectifs, chaque SIP est vérifié avant d’être chargé en mémoire et peut
être interrompu à tout moment s’il devient une menace pour le système.
De même, la communication entre les processus, mais aussi le noyau. Partie
centrale d'un système d'exploitation qui prend en charge ses fonctions
de base et assure les échanges avec le matériel. L'architecture est assurée par des canaux de communication gérés par le système
lui-même.
Une base pour le futur ?
La version 1.0 de Singularity a été compilée en 2007, et même si le but
est d’utiliser à terme les avancées de ce projet pour un futur système
d’exploitation, rien ne laisse supposer que ce projet sera distribué
comme tel. Comme vous pouvez vous en douter, les programmes actuels ne
sont pas compatibles avec Singularity et Microsoft ne peut se permettre
de tout remettre à plat, comme Apple l’a fait il y a quelques années.
Par contre, comme le laisse supposer Microsoft, la virtualisation
matérielle consiste à pouvoir faire fonctionner plusieurs systèmes
d’exploitation sur une seule machine...., technologie maintes fois mise
en avant pendant ces trois jours, pourrait jouer un rôle important. Il
est en effet probable que Singularity servira à lancer des machines
virtuelles hébergeant un système Windows. Singularity serait totalement
incompatible avec l’écosystème logiciel dans sa forme brute. Cependant
les machines virtuelles pourraient tout à fait être utilisées pour faire
fonctionner les anciens logiciels.
Quoi qu’il en soit, les intéressés pour télécharger la version 1.1 du
RDK depuis le site
Codeplex.
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